Elever une portée
peut-être plaisant, mais jamais simple
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[Traduit par Patricia de Larminat, Chatterie Polychinelle.]

L'étude d'un pedigree

L'étude des pedigrees est souvent sous estimée. Beaucoup d'éleveurs débutants ne réalisent pas tout de suite à quel point l'étude d'un pedigree est importante, et ce n'est que plus tard qu'ils savent y chercher.

Souvent, on constate qu'un animal acheté en premier finit par ne plus répondre à nos attentes. Dans les années qui suivent l'acquisition de notre premier chat d'élevage, nous acquérons plus de connaissances quant l'histoire des ascendants de celui-ci. Il arrive souvent qu'on ne soit pas content de ce qu'on y apprend. Par exemple, si ses ancêtres ont été utilisés très souvent, il est alors difficile de trouver un partenaire complémentaire à notre chat. Bien sûr, nous apprenons aussi un peu plus tard que l'un de ses ascendants a transmis des gènes défectueux à l'un de ses descendants, comme par exemple un défaut génétique, ou un trait qui ne répond pas au standard de la race.

Beaucoup de gens ne savent pas ce qu'il faut regarder quand ils ont un pedigree sous les yeux. Le fait que le chat possède un pedigree ne signifie pas toujours qu'il est un animal de pure race. Pour certaines races, les croisements sont autorisés. Pour d'autres, les livres d'origines sont toujours ouverts, et des chats sans pedigree mais correspondant aux standards de la race peuvent être utilisés. Dans les deux cas, ceci est fait pour augmenter le pool génétique de la race. Il y a des règles très strictes qui s'appliquent à ces chats exogames et qui décrivent quels chats peuvent, ou non, être utilisés comme reproducteurs et pour quelles races.

Cependant, il y eu dans le passé des mariages exogames non souhaitables qui sont la cause encore aujourd'hui de problèmes. Par exemple l'apparition chez le Maine Coon du gène colourpoint du Siamois, non autorisé par le standard du Maine Coon.

Comment pouvez-vous savoir si le pedigree de votre chat est convenable? Certaines associations européennes inscrivent sur chaque pedigree le code EMS du chat. Pour un Norvégien, ce code est "NFO", pour un Sacré de Birmanie "SBI" et pour un Maine Coon "MCO". Si à côté de ce code, une note indique "XSH" ou "XLH", cela veut dire que le chat n'est pas un chat pure race (XSH s'applique aux chats européens à poils courts, et XLH à ceux à poils longs). Vous pouvez aussi trouver d'autres indications comme "exp.1ere génération" ou quelque chose de similaire (exp. signifie expérimental). Là encore, cela veut dire que le chat n'est pas pure race.

Même si vous n'êtes pas capables d'interpréter tous les signes, codes et abréviations inscrits sur un pedigree, vous pourrez, en étant attentifs et logiques, savoir si tout va bien. Si la même abréviation s'applique à tous les chats sauf 1 ou 2, demandez des explications. Renseignez-vous auprès d'autres éleveurs, ou auprès de l'association qui vous a fourni le pedigree. Ils peuvent vous dire ce que les abréviations veulent dire et pourquoi un ou deux chats sont décrits différemment. Ne pensez jamais qu'un pedigree est une preuve de la qualité du chat et de l'intégrité de l'éleveur. Essayez de comprendre par vous-mêmes et allez jusqu'au fond des choses en remontant les générations aussi loin que possible. Un pedigree n'est pas une garantie!

Enfin, il y a d'autres choses que vous pouvez déduire en étudiant le pedigree de votre chat, par exemple son coefficient de consanguinité. Pour bien calculer un coefficient de consanguinité, il est très important de remonter plus loin que les 4 ou 5 générations du pedigree. Si vous retrouver le nom d'un même chat plus d'une fois, vous saurez rapidement qu'une forme de consanguinité est présente. Le niveau de consanguinité peut être calculé par un programme comme celui utilisé sur PawPeds.

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